le film
d’entreprise.
quatre films,
quatre usages
On dit « film d’entreprise » comme on dirait « véhicule ». Dans la pratique, quatre objets différents se cachent derrière le mot, et ils ne se tournent pas de la même manière, ne coûtent pas la même chose et ne servent pas au même moment.
Ce qui les distingue
Le film corporate raconte qui vous êtes. Il ouvre un rendez-vous, il vit sur la page d’accueil, il dure deux à trois minutes et il vieillit vite si on y met des chiffres.
Le film de savoir-faire filme le geste et la matière. C’est le plus long à tourner, le plus beau, et le seul qui reste bon dix ans.
Le film produit ou machine explique un objet précis à quelqu’un qui l’achète. Il est court, il est technique, il finit sur un salon.
Les témoignages collaborateurs servent au recrutement. Une vraie voix d’employé vaut mieux qu’une voix off, toujours.
Durée, tournage, usage
À chaque fois, comptez huit à douze semaines entre le premier brief et la livraison. Ce n’est pas le tournage qui prend du temps, c’est ce qu’il y a avant et après.
l’industrie
est notre terrain
Klap est installé à Bienne, au milieu de l’arc jurassien. Autour du studio, dans un rayon de cinquante kilomètres, il y a plus d’entreprises de décolletage, de traitement de surface et de micromécanique que dans n’importe quelle autre région d’Europe. C’est là que nous tournons le plus.
Ce que l’industrie a de particulier
On ne peut pas arrêter la production. Une ligne à l’arrêt coûte plus cher que le film. Nous tournons pendant, en nous adaptant au rythme de l’atelier, pas l’inverse.
Les pièces sont petites et brillantes. Une plaquette de coupe fait dix millimètres et renvoie la lumière comme un miroir. C’est de la macro, avec les mêmes contraintes que l’horlogerie.
Les gens ne sont pas des acteurs. Un régleur devant une caméra se fige. Notre travail consiste à le faire parler de sa machine jusqu’à ce qu’il oublie qu’on filme.
Ce qu’on emmène
Caméra cinéma, optiques macro, éclairage autonome sur batterie pour ne pas dépendre du réseau de l’atelier, et de quoi tourner à haute cadence quand un mouvement va trop vite pour l’œil.
Sur les projets qui le demandent, nous ajoutons une séquence en images de synthèse : une vue éclatée, une coupe, un flux qu’on ne peut pas filmer parce qu’il est à l’intérieur de la machine.
Et toujours un enregistrement du son de l’atelier. Le son d’une usine est la moitié du film, et c’est la moitié que tout le monde oublie.
comment
ça se passe
Cinq étapes, toujours les mêmes, sur un film corporate comme sur un film de savoir-faire. La seule chose qui change d’un projet à l’autre, c’est le temps passé sur la première.
Le film part rarement seul. Un film de trois minutes donne quatre ou cinq extraits verticaux qui alimentent LinkedIn pendant six mois, et c’est souvent là qu’il est le plus vu.



trois
exemples
Trois films tournés dans l’industrie, à trois échelles différentes : un fabricant d’outils de coupe de deux cents personnes, un spécialiste du tournage, et un constructeur ferroviaire international.
Applitec
Un film complet sur une entreprise qui fabrique des plaquettes de coupe pour le décolletage suisse, du bureau d’études à la mesure finale.
Tourné dans l’atelier en production, avec de la macro sur les outils, des vues aériennes de la vallée de Tavannes et des simulations d’usinage en synthèse. Les plans de rectification qui ouvrent cette page en viennent.
Bimu
Un film de marque pour un fabricant de plaquettes et de porte-outils modulaires, tourné entre l’atelier, le laboratoire de mesure et le magasin.
Beaucoup de très gros plans : une pointe d’outil de tournage filmée à quelques centimètres, l’arrosage en pleine coupe, les inserts posés à plat comme des bijoux.
Alstom
La réhabilitation complète des rames du RER B, filmée sur le site de production : cinq mille trois cents pièces démontées et remontées par rame, quarante kilomètres de câbles.
Un film de chiffres et d’échelle, où la difficulté est de faire sentir la taille d’un atelier ferroviaire sans jamais perdre le geste de la main.
Chaque nom ci-dessus renvoie au film complet. Également au portfolio industriel : Bobst, Gabus, Dentsply Sirona, Coloral, Microfinish, les CFF — et le showreel corporate.
ce que
ça coûte
Des fourchettes en francs suisses, pour un tournage en Suisse, hors achat d’espace publicitaire. Nous les publions parce que la question arrive de toute façon au deuxième message, et qu’une fourchette fait gagner du temps à tout le monde.
Le prix d’un film industriel se joue rarement sur le tournage. Il se joue sur le nombre de jours qu’on passe à comprendre ce que vous faites avant d’allumer une caméra.Edouard Lichtenauer, Klap Studio
En dessous de 6 000 francs, on sort du film et on entre dans la captation : c’est utile, c’est rapide, mais ce n’est pas la même chose et nous le disons avant, pas après.



questions
fréquentes
Combien coûte un film d’entreprise en Suisse ?
Chez Klap Studio, entre 6 000 et 30 000 francs suisses selon le format. Un film corporate de deux à trois minutes se situe entre 8 000 et 18 000 francs, un film de savoir-faire entre 12 000 et 30 000. Ces montants couvrent le concept, le tournage, le montage, l’étalonnage et les déclinaisons.
Combien de temps faut-il entre le brief et la livraison ?
Huit à douze semaines. Deux à trois semaines d’écriture, une demi-journée de repérage, un à cinq jours de tournage, puis trois à quatre semaines de montage et d’étalonnage. Un délai plus court est possible sur une captation, pas sur un film écrit.
Faut-il arrêter la production pour tourner ?
Non. Nous tournons en production, avec un éclairage autonome sur batterie et une équipe réduite. Nous demandons au maximum une journée d’accès à l’atelier, et nous nous adaptons aux créneaux de la machine plutôt que l’inverse.
Vous filmez nos employés ou vous faites appel à des acteurs ?
Vos employés, presque toujours. Une vraie voix de régleur ou de responsable qualité crédibilise un film industriel bien mieux qu’une voix off. Notre travail consiste à les mettre à l’aise assez longtemps pour qu’ils oublient la caméra.
Livrez-vous en français, en allemand et en anglais ?
Oui. C’est la règle plutôt que l’exception sur les projets suisses. Les trois versions sont prévues dès l’écriture, ce qui évite de refaire le montage pour caser une phrase allemande plus longue que la française.
Peut-on décliner le film en formats verticaux ?
Oui, et c’est souvent là que le film est le plus vu. Un film de trois minutes donne quatre à cinq extraits verticaux qui alimentent LinkedIn pendant six mois. Le pack de déclinaisons se situe entre 3 000 et 7 000 francs.
Nous exposons dans un salon, pouvez-vous tenir la date ?
Oui, à condition de nous appeler assez tôt. Comptez cinq à sept mois avant l’ouverture du salon : huit à douze semaines de production, plus quatre à six semaines d’avance pour alimenter les invitations et les publications. Pour INNOTEQ en mars 2027 ou EPHJ en juin 2027, la fenêtre de commande est ouverte maintenant.
Où intervenez-vous ?
Depuis Bienne, dans toute la Suisse et en Europe. La plupart de nos tournages industriels ont lieu dans un rayon de cinquante kilomètres : Jura bernois, Jura, Neuchâtel, Soleure, canton de Berne, Seeland.
Parlez-nous de
ce que vous fabriquez.
Un appel de vingt minutes suffit à savoir s’il y a un film à faire, et lequel. Si la réponse est non, nous le disons.
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